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Sur les routes du Morbihan

Sur les routes du Morbihan

Le Morbihan offre un riche patrimoine, tant au niveau de ses paysages côtiers et maritimes, qu'au niveau de ses sites préhistoriques et de ses cités de caractère. Laissez-vous embarquer pour découvrir ou redécouvrir ces sites emblématiques

 

- Lorient

Notre excursion commence à Lorient. C’est dans le creux de la rade, à Port-Louis, que la Compagnie des Indes orientales s’installe en 1664. Le site gagne rapidement l’autre rive du Scorff. Sur ces nouveaux chantiers, naît le vaisseau Soleil d’Orient, surnommé L’Orient. C’est ainsi d’où vient le nom de la nouvelle ville.

Suivant l’évolution de l’activité lorientaise, des ports se construisent : militaire, de commerce à Kergroise, de pêche à Kéroman. Ce dernier est le 2e port de pêche de France. Kéroman, comme toute la ville de Lorient, a été malmené par l’histoire. Une base sous-marine a été érigée par l’armée allemande entre 1941 et 1943. Aujourd’hui, ces blocs de béton s’abordent pacifiquement. Ils abritent un musée dédié aux submersibles et le sous-marin Flore, devenu visitable. En centre-ville, un abri anti-bombes a été rouvert pour rappeler la vie particulière de cette époque

Active, Lorient est aussi festive ! Autour du port de plaisance et de passagers, une marée humaine célèbre tous les ans les nations celtes. Brassant kilts, binious, violons irlandais et gaïtas galiciennes, le Festival Interceltique fête une culture bien vivante ! Après la grande parade ouverte par le bagad de Lann-Bihoué – venu en voisin, concerts, fest-noz, repas géants s’enchaînent dans une chaleureuse convivialité.

 

 

- Hennebont

Second arrêt : Hennebont. La visite commence par la porte Broerec’h. Silhouette emblématique, c’était l’une des portes fortifiées de la ville médiévale. Abîmée lors des bombardements d’août 1944, elle a été patiemment restaurée et offre aujourd’hui deux tours massives aux remarquables charpentes en poivrière. Poussez la porte ! A l’intérieur, des collections retracent l’histoire et les traditions de la région. Mais c’est du haut des tours, du chemin de ronde et le long de la partie restaurée des remparts que la vue sur la ville est la plus jolie.

 

- L'Ile de Groix

Après trois quarts d’heure de traversée, vous voici sur l’île de Groix. L’île s’étire sur 8 km de long et 3 km de large. Devenue célèbres grâce aux marins de la Compagnie des Indes et aux pêcheurs de thon, Groix est un superbe « cailloux » à la fois sauvage mais convivial.

Traversez l’île à pied ou en vélo. De nombreux ports et places vous attendent. Admirez les maisons basses, typiques de l’île puis baladez-vous du côté de la pointe de Pen-Men avec son phare carré. Enfin, profitez d’un pique-nique sur la place des Sables-Rouges. Un vrai coin de paradis.

 

 

- Port Louis

Choisie pour être le site de la Compagnie des Indes, Port-Louis connaît une période de prospérité dans des senteurs épicées. La Compagnie ayant déménagé à Lorient, la cité se reconvertit dans la pêche et le tourisme balnéaire.

Dans la citadelle, un musée retrace la passionnante épopée de la Compagnie des Indes, créée en 1664 par Colbert. Vous retrouverez les routes africaines et orientales du 17e et 18e siècles en admirant les maquettes de bateaux, les reconstitutions de comptoirs, les étoffes, épices, porcelaines.

De ses origines, la citadelle garde deux bastions à l’allure ibérique. On y accède en franchissant un petit pont et en traversant la demi-lune, ouvrage défensif en triangle. Sur le chemin de ronde festonné de verdure, de silencieux canons restent tournés vers l’île de Groix. Aujourd’hui, les regards s’orientent plus pacifiquement vers la pointe de Gâvres. Des pâtis, ancienne place d’arme, une porte trouant les remparts rejoint l’agréable plage des Grands-Sables.

 

 

- Presqu'ile de Quiberon

Haut-lieu du tourisme breton, la presqu’île de Quiberon offre une trentaine de kilomètres de côte. Réputée pour ses belles et longues plages, elle présente de nombreuses facettes à qui prend le temps de la découvrir. Sable blanc, mer émeraude, rochers bruns, mais pas seulement… Ainsi, sur la route de la côte sauvage, s’ancrent de nombreux sites mégalithiques et à l’intérieur des terres de jolis hameaux pittoresques.

Replongez-vous dans le charme des villages bretons d’autrefois ! Un peu en retrait de la côte, les hameaux de la presqu’île offrent des vues dignes de cartes postales. Ruelles étroites bordées de maisons blanches, volets bleus et hortensias fleuris… Le temps semble s’être arrêté. A deux pas, vous ne resterez pas insensibles aux tentations des belles boutiques quiberonnaises.

 

 

- Carnac

Avec plus de 2 000 heures d’ensoleillement par an, Carnac est l’une des côtes les plus ensoleillées de Bretagne. Associé au littoral, cet atout explique le succès de la station.

On compte plus de 3000 menhirs à se dresser dans la lande, traçant des lignes d’environ 1 km de long. C’est l’une des plus extraordinaires concentrations de pierres levées existant dans le monde. Les alignements les plus impressionnants sont ceux du Menec, de Kerlescan et de Kermario. A leurs côtés, on trouve le tumulus de saint Michel et le géant du Manio, menhir de 6,50 m de haut. Erigés 5 000 à 3 000 ans avant J-C, plusieurs théories tentent d’expliquer l’origine de ces monuments. Leur fonction astronomique est souvent évoquée. Le musée de la Préhistoire vous permet d’en savoir plus, ainsi que sur la vie de nos aïeux, sans vous priver du mystère qui entoure les sites.

 

- Belle-île

A 14 kilomètres de la pointe de Quiberon, la plus grande des îles bretonnes ne vous laissera pas indifférent. La visite commence par une promenade sur les quais aux pimpantes maisons colorées. Baladez-vous sur le port et dans les rues de la vieille ville de Palais avant de partir à la découverte de la citadelle Vauban. Vous y accèderez par la porte du donjon. La bâtisse est impressionnante. Gagnez le chemin de ronde. La vue sur le port est ravissante.

 

 

 La Roche Bernard 

En quête d’un site défensif, le viking Bern-Hart établit son donjon vers l’an mil sur le promontoire rocheux qui domine la Vilaine. La Roche-Bernard est créée. L’activité portuaire se développe et devient florissante avec le commerce du sel. La capitainerie, des entrepôts et greniers à sel témoignent de cette prospérité. Après la construction du barrage d’Arzal, le port s’est reconverti pour accueillir les bateaux de plaisance.

La vieille ville, petite cité de caractère, est parcourue par de nombreuses promenades cheminant de venelles anciennes en belvédères offrant de belles vues. Particulièrement recommandé, le chemin du Ruicard se perd dans de pittoresques rues, parfois en escalier, bordées de maisons du 16e et 17e s. Le passage de la Quenelle mène à la belle place du Bouffay où se trouve la maison du Canon.

 

 

- Vannes

La gallo-romaine Darioritum devient Vannes (en breton Gwened, la « blanche ») avec l’arrivée des Celtes. Au fond du Golfe du Morbihan, à l’abri de ses remparts, elle s’épanouit avec noblesse. Le commerce portuaire, son pouvoir religieux et politique s’illustrent dans les maisons à pans de bois et les hôtels particuliers. Ce riche patrimoine forme aujourd’hui le cadre de vie d’habitants satisfaits et un superbe lieu de flâneries pour les visiteurs gourmands de découvertes.

Plein sud, face au port, la place Gambetta a des allures de site balnéaire. Profitez-en pour faire une pause en terrasse avant d’entrer dans la vieille ville par la porte Saint-Vincent ! Au-delà du porche, la rue est bordée d’immeubles du 17e siècle. Autour de la place des Lices, où se déroulaient les tournois du Moyen Age, les hôtels particuliers voisinent avec les maisons à pans de bois. Les façades s’illuminent de couleurs qui rythment joyeusement l’alignement des bâtiments. Au-delà de la cathédrale et de la Cohue, la rue Saint-Gwénaël offre un florilège de croisillons et d’encorbellements, se déclinant jusqu’à la Porte Prison, qui ouvre sur le pittoresque quartier Saint-Patern.

De la porte Prison, on accède à la promenade de la Garenne qui longe les remparts élevés au 13e siècle. Tours et portes se succèdent dans une remarquable harmonie au-dessus de jardins à la française. Accrochés aux fortifications, des lavoirs couverts par une longue toiture d’ardoise se penchent sur la Marle.

Hors de Vannes intra-muros, l’évasion est proche. La promenade de la Rabine emprunte des allées arborées au bord des pontons. La rive mène à l’Aquarium océanographique et au Jardin des Papillons. Avec les cousins de Némo ou au milieu d’ailes colorées, le dépaysement est garanti. Laissez la curiosité vous mener jusqu’à la presqu’île de Conleau. Vous serez récompensé par une superbe vue sur le golfe, dans un site typique où se croisent plusieurs générations de marins.

 

 

- Suscinio et la presqu’île de Rhuys

S’étendant sur plus de 10 km de long et en moyenne 2 km de large, la presqu’île de Rhuys enlace le sud du golfe du Morbihan. La côte méridionale, exposée plein sud, ouvre de belles plages sur l’Océan. La côte nord se découpe en de multiples recoins, réservant ses charmes aux plus curieux des visiteurs. A l’est, les parcs ostréicoles dessinent leurs damiers dans la rivière de Pénerf. Ces atmosphères variées ont attiré la cour ducale avant de séduire les touristes et les plaisanciers.

Le Château de Suscinio se découvre au dernier moment, dans un virage entre de jolies chaumières. Sa situation est étonnante : le château entouré de marais et de bois a « vue sur mer », plus exactement sur l’anse de Landrezac. Au 13e s., Suscinio est un prieuré autour duquel s’est développé un domaine agricole. Il s’agrandit sous l’impulsion des Ducs de Bretagne qui y implantent un premier manoir. Celui-ci est ensuite remanié et agrandi pour devenir la vaste résidence princière visible aujourd’hui. C’est, à l’époque, la résidence préférée des Ducs de Bretagne et d’Anne de Bretagne. Sa vaste enceinte est cernée de douves et flanquée de 6 tours. Voyagez dans l’histoire en visitant le grand Logis, le chemin de ronde, le logis du 15e s. et un extraordinaire pavement médiéval.

Port-Navalo offre d’impressionnants panoramas, notamment sur les courants au carrefour des eaux du golfe et de l’océan. Plus calmes, le moulin à marée de Pen-Castel est l’un des plus beaux de Bretagne et le port du Logeo montre d’apaisantes vertus. Plus haute, la butte de César est un tumulus où Jules César aurait suivi la bataille navale l’opposant aux Vénètes. C’est donc un observatoire privilégié. Plus récente, l’abbatiale de Saint-Gildas abrite un trésor de grande qualité. Plus vert, le Château de Kerlevenan ouvre son parc au public.

 

 

- Gavrinis

Le cairn de Gavrinis (île de la Chèvre) est d’une taille impressionnante. Cet assemblage de pierres et de sable fait 8 m de haut et plus de 50 m de diamètre. Ses dimensions en font le point culminant du Golfe du Morbihan. Il protège un splendide dolmen formant une galerie de 1,5 m de large et de 14 m de long, qui s’achève par une chambre funéraire. Les parois sont constituées de 29 piliers, soigneusement assemblés. 23 de ces dalles sont ornées de gravures mystérieuses. Une œuvre exceptionnelle !

Emmenés par des guides passionnés et passionnants, vous entrez dans le dolmen encore ébloui par la lumière. Puis les signes ésotériques apparaissent. Cercles concentriques, spirales, haches, arcs, serpents gravés dans la pierre attirent le regard. Dans la chambre funéraire couverte d’une dalle cyclopéenne de 4 m, des personnages et des animaux sont visibles. A priori, ils jouaient un rôle capital dans la religion du peuple d’alors. Evitez, svp, de passer la main sur ces images venues d’un autre temps ; la multiplication de ces gestes amicaux les efface lentement.

Le fantastique monument de Gavrinis semble faire écho à ceux de Locmariaquer, situé à 4 km, sur les terres. A un tel point que la dalle funéraire insulaire proviendrait d’une stèle Locmariaquéroise. Les cassures et les dessins de cornes de la dalle s’ajusteraient au bloc de la Table des Marchands (cairn à dolmen) sur laquelle sont ciselés des cervidés. Mais comment la pierre a t-elle été transportée !? Non loin de la Table des Marchands, se trouve le plus grand menhir du monde. Tombé à terre, il comprend 4 blocs. A son époque de gloire, il faisait 20,30 m ! L’extraction, le façonnage, le transport et l’érection de ce monolithe représente une prouesse encore fort étonnante.

 

 

- Houat et Hoëdic

L’île d’Houat, longue de 5 km, s’aborde par un port animé où des bateaux à la coque éclatante s’amarrent en épi. Ici, les pêcheurs occupent la meilleure place. L’île se livre telle quelle, authentique et discrète. Les casiers s’accumulent sur les quais. Crustacés, bars et congres arrivent encore frétillants à terre.

Un raidillon mène au bourg. Doucement, on entre dans les ruelles bordées de maisons blanchies à la chaux et aux volets bleus. Les toits d’ardoise sont cimentés pour résister au vent. Ce souffle aère en permanence ce bout de terre, éloignant en même temps les nuages. Un bon point pour l’ensoleillement !

Au-delà du village, retrouvez votre âme de Robinson ! Pas de routes, ni de murs, la lande colorée est sillonnée par des chemins ensablés. Un sentier fait le tour de l’île. Les falaises de la côte sud-ouest sont entaillées par de paradisiaques criques. A l’ouest, l’étrange rocher de Beg er Vachif supporte une batterie délaissée. La falaise nord s’adoucit sous une végétation plus fournie. Joyau de la côte est, la plage de Treac’h er Goured entoure de sable fin la pointe de Tal er Hah. Les eaux limpides sont fort attirantes, mais, avouons-le, souvent très fraîches. Dans les dunes, les lys de mer, les oyats balisent vos pas. Ne marchez pas dessus !

Houat et sa petite sœur, Hoëdic, n’ont pas toujours été des îles. Au mésolithique, elles étaient reliées à la presqu’île de Quiberon. Aujourd’hui, 15 km les séparent du continent. Convoitée par les Anglais, l’île fut occupée au 17e et 18e siècles : les vestiges d’un fort sont encore repérables.

 

 

 

Source : https://www.tourismebretagne.com/

 

Publiée le 10/08/2020 dans Notre actualité